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Accepter ses états dépressifs

J’ai passé ma vie à combattre des états dépressifs répétés. La première dépression que j’ai faite a été étrange car je ne comprenais pas du tout ce qu’il m’arrivait et j’étais jeune, j’avais 12 ans. J’ai eu le sentiment que ma vie serait toujours ainsi car je ne voyais aucune lueur d’espoir en moi pour me sortir de cet état. Mon cerveau avait pris le pouvoir! Mon humeur était enfermée. Elle a duré 6 mois. J’ai réussi à reprendre goût à la vie petit à petit. Je venais d’entrer en 6ème. Le changement de cadre de vie a été violent.

Il y a toujours un élément déclencheur d’une dépression. Plusieurs obligations dans la vie nous y confrontent, parfois même des épreuves. C’est indispensable d’en prendre conscience pour ne pas s’identifier à la dépression. Nous ne nous résumons pas à des dépressifs, nous vivons des états dépressifs. Et c’est bien différent car après la pluie, le beau temps. C’est en restant persuadé que notre état est passager que nous pouvons garder espoir et traverser la tempête.

Les états dépressifs sont de moins en moins nombreux depuis que j’ai accepté qu’ils se répéteraient toute ma vie. Ils durent aussi moins longtemps. Ils étaient là pour me faire prendre conscience que quelque chose clochait! Maintenant que je le sais, ils se taisent davantage. La reconnaissance de mes troubles bipolaires est salvatrice. Je me sens tellement plus sereine, je n’ai jamais été aussi calme et sûre de moi que depuis cette découverte. J’ai dépensé une énergie incroyable pour tenter de faire comprendre à mes proches en quoi j’étais différente car je l’ai su depuis le plus jeune âge. Il m’a toujours manqué cette reconnaissance de la maladie, j’attendais qu’on me comprenne pour qu’on me vienne en aide.

C’est le jour où j’ai décidé que je n’avais plus besoin des autres que les choses ont changé. A partir de ce moment-là, le jour où j’ai décidé que j’étais responsable de ma vie et de mon bonheur, quelque chose s’est débloqué en moi et j’ai compris que j’étais malade. J’en ai parlé à mon médecin qui me l’a confirmé. Il me l’avait pourtant déjà dit mais je n’étais pas prête à l’entendre, pas prête à en faire quelque chose.

Je vais pouvoir aider tous ceux qui traversent les mêmes doutes que ceux que j’ai traversés en leur redonnant espoir et confiance en la vie.

Faire quelque chose de positif de la douleur vécue, accepter qu’on ait vécue cette douleur pour en faire quelque chose, pour se transformer. Sans douleur, on ne connaît pas le bonheur.

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