Qu’est-ce que la neuroplasticité?

La neuroplasticité, en quelques mots

Définition

C’est notre capacité à modifier le fonctionnement et la structure de notre cerveau.

Nous agissons selon des circuits neuronaux. Nous utilisons, à tord, presque toujours les mêmes. Si emprunter ces schémas neuronaux nous est parfois bénéfique parce qu’ils nous amènent vers un état de bien-être et font notre joie alors il n’y a pas de raison de changer quoi que ce soit.

Des circuits neuronaux qui nous rendent malheureux

Malheureusement, nous prenons souvent les mêmes chemins qui nous amènent vers des états dépressifs, tristes, colériques, apeurés. Ces schémas nous amènent à ressentir des émotions négatives qui alertent notre système psychique et lui font penser que nous sommes malheureux. Donc nous sommes malheureux. C’est comme un circuit gravé dans notre cerveau qui nous montre le chemin pour être malheureux, et comme des empreintes sur un sentier, plus on emprunte le chemin, plus le sol se creuse et indique par où passer. La répétition continue d’installer la mauvaise habitude. Cela demande donc un effort particulier pour « sortir des sentiers battus ». A nous de réagir !

La bonne nouvelle et l’espoir qu’apporte la neuroplasticité c’est de savoir qu’on peut changer. Cela demande de la pratique mais c’est possible ! Et rien que le fait de le savoir et de le partager avec toi me comble de joie!

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Pourquoi souffre-t-on ?

Le cerveau limbique

Le stress et le mal-être s’installe lorsque nous ne parvenons pas à sortir d’une pensée négative. Face à une situation donnée, nous restons dans la croyance que nous ne pouvons pas nous en sortir. C’est dû à notre cerveau limbique, situé à l’arrière du cerveau qui est le siège de nos apprentissages, savoirs, vécus, émotions, préjugés, croyances et convenances. Il constitue ce que nous sommes en mode automatique, il nous permet de réagir rapidement mais il nous limite grandement.

Le cortex pré-frontal

Le cortex pré-frontal, lui est à l’avant. Il nous permet de penser autrement, d’être surpris, créatif, curieux, de développer notre spiritualité, de découvrir, d’apprendre. Grâce à lui, nous sommes adaptatifs, souples, capables d’accepter, nuancer, relativiser.

Comment ils agissent face à la souffrance?

Face à un échec, nous ne parvenons pas à quitter le mode automatique réactionnel et cela crée du stress parce que nous nous considérons en danger. Nous avons peur pour l’avenir, peur d’être rejeté, peur de ne pas être capable d’y arriver etc…ce ne sont que des pensées, des croyances, des convenances qui nous limitent ! En prendre conscience, nous permet d’envisager la situation autrement et de sortir du fonctionnement automatique du cerveau limbique. Et c’est là que le cortex préfrontal intervient. Il nous donne une ouverture d’esprit nous permettant de voir une opportunité qui se présente à nous née de cet échec. Il est la clé du détachement et donc de la non-souffrance ! Sortir de l’état de déception pour y voir une nouvelle occasion de réagir et d’apprendre, ça c’est positif !

Les pensées négatives nous maintiennent dans la souffrance

Mais parfois, on se retrouve dans un état émotionnel pathologique qui nous maintient dans le mal-être plusieurs heures, jours, mois d’affilé sans vraiment savoir pourquoi. Tout paraît sombre, sans espoir, inutile, fade…et c’est malheureusement ces mauvaises pensées, ce mal-être qui dessinent des sillons dans notre cerveau et nous dirige vers le mal-être pour les années à venir. L’origine de cet état provient de nous. Nous l’alimentons. Nous répétons la souffrance par nos pensées qui viennent remémorer la douleur et nos croyances qui nous enferment dans un rôle de victime. Parfois même nous allons jusqu’à vivre des expériences pour confirmer que nous sommes bien des victimes.

4 astuces pour arrêter de souffrir

Muscle ton cerveau

Comme un sportif qui souhaite muscler son corps, nous allons devenir des sportifs de l’esprit ! Tu sais déjà sûrement que la pratique de la méditation permet d’augmenter l’épaisseur du cortex préfrontal, hein ? Alors pourquoi ne médites-tu pas plus ?!

Utilise les bons mots

Choisis de te focaliser sur ce qui va plutôt que sur ce qui ne va pas ! Lorsque l’on te donne 9 compliments et 1 critique, apprend à apprécier ces 9 compliments, valorise-les et laisse la critique de côté ! Parle de tes réussites et valorise tes échecs, ils te permettent d’avancer, ils sont un bon indicateur des risques que tu as su prendre, bravo ! Inutile de te poser en victime, encourage toi pour développer des pensées positives !

Parle avec des formulations positives

Les « ne pas » sont à dégager aux oubliettes ! Un exemple très parlant va sûrement t’aider ! Deux enfants au parc décident de monter tout en haut d’un arbre. Le parent de chacun des enfants s’en aperçoit. L’un d’eux, affolé, s’écrie : « Ne tombe pas, ne tombe pas ! ». L’autre, déterminé, s’écrie : « Accroche-toi, j’arrive. » L’un des deux enfants est tombé parce qu’au lieu d’entendre « NE tombe PAS », il a d’abord entendu « tombe » dans la formulation de son parent. Les enfants fonctionnent comme ça ; ils comprennent ce qu’ils entendent ! Et même si le parent a dit « NE PAS », le mot prononcé indiquait le contraire de ce qu’il fallait faire, à savoir s’accrocher. Nous avons tous été enfant et nous gardons des fonctionnements inconscients comme celui-ci. Alors à nous de prendre soin de nous, de nous soigner en sélectionnant avec précision les mots que nous employons. Employer une phrase positive, c’est être claire et précis sur ce que l’on souhaite et cela aide grandement à obtenir ce que l’on désire.

Choisi de vivre des expériences positives

Cela se résume à faire les bons choix, ceux qui te sont bénéfiques. Tu en es responsable.

C’est à toi de pouvoir dire non à ce qui dépasse ton seuil de tolérance mais c’est aussi à toi de t’ouvrir à de nouvelles expériences.

En vivant de nouvelles expériences positives, les anciens schémas disparaissent parce que de nouveaux circuits se créent à la place. Tu prends de nouvelles habitudes qui t’amènent petit à petit à guérir de tes anciennes blessures.

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En conclusion, avec de la détermination, nous avons le pouvoir d’aller mieux !

A ce Propos

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